Retraites : les propositions des candidats à la présidentielle 2027
La réforme de 2023 a été suspendue en 2025, l'âge légal étant gelé à 62 ans et 9 mois. La Cour des comptes estime qu'un retour à 62 ans coûterait 10,4 milliards d'euros par an d'ici 2035.
Marine Le Pen
Marine Le Pen veut revenir à 62 ans, avec des départs à 60 ans pour les carrières longues ; Jordan Bardella a évoqué une approche par les annuités.
- Retour à l'âge légal de 62 ans avec 42 annuités.
- Départ à 60 ans après 40 annuités pour ceux ayant commencé avant 20 ans.
- Réduire les cotisations des seniors qui continuent à travailler.
- Réindexer les pensions sur l'inflation ; coût annoncé de 9 milliards d'euros par an.
Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon veut abroger la réforme de 2023 et revenir à terme à la retraite à 60 ans.
- Abroger la réforme de 2023 et revenir d'abord à 62 ans.
- Rétablir la retraite à 60 ans à taux plein après 40 annuités.
- Porter les pensions au niveau du SMIC pour une carrière complète.
- Relever chaque année de 0,25 point la cotisation vieillesse et cotiser sur les dividendes.
Édouard Philippe
Édouard Philippe veut porter l'âge légal à 65 ans et ajouter un étage de capitalisation.
- Porter l'âge légal à 65 ans et la durée de cotisation à 45 ans en moins de dix ans.
- Maintenir des départs entre 60 et 64 ans pour un tiers des actifs (carrières longues, pénibilité).
- Généraliser une capitalisation collective obligatoire, neutre sur le coût du travail.
- Verser 500 euros de l'État sur un plan d'épargne retraite dès le premier emploi.
Raphaël Glucksmann
Raphaël Glucksmann veut abroger la réforme de 2023 sans fixer d'âge légal précis.
- Abroger la réforme Macron de 2023.
- Moduler les départs selon la pénibilité et l'espérance de vie, certains à 60 ans.
- Créer un Haut Conseil du pilotage des retraites à majorité de partenaires sociaux.
- Augmenter le nombre de cotisants (seniors, immigration de travail, entrée des jeunes).
Bruno Retailleau
Bruno Retailleau propose un âge minimal de 63 ans, un taux plein à 65 ans et une part de capitalisation.
- Fixer un âge minimal de départ à 63 ans, avec une décote de 7 % par an.
- Fixer le taux plein à 65 ans, indexé ensuite sur l'espérance de vie.
- Créer une capitalisation pour les jeunes couvrant 25 à 30 % des pensions.
- Économiser 40 milliards d'euros sur cinq ans selon son chiffrage.
David Lisnard
David Lisnard propose un système mixte associant répartition et capitalisation collective obligatoire.
- Financer un tiers des retraites par une capitalisation collective obligatoire organisée par branche.
- Suspendre l'indexation des pensions supérieures à 2 200 euros.
- Supprimer l'abattement fiscal de 10 % sur les pensions.
- Garantir un socle de pension par répartition dès 65 ans et un minimum vieillesse à 1 000 euros.
Gabriel Attal
Gabriel Attal veut remplacer le débat sur l'âge par un système universel fondé sur la durée de cotisation.
- Créer un système universel par points avec décote et surcote.
- Faire de la durée de cotisation, et non de l'âge, le levier principal.
- Bâtir un pilier de capitalisation, dont un plan d'épargne de 1 000 euros par enfant.
- Geler les prestations sociales en 2028 sans toucher aux petites retraites.
Éric Zemmour
Lors d'une émission sur BFMTV, il s'est dit favorable à un départ à la retraite à 64 ans, voire 65 ans.
- Se dit favorable à un départ à la retraite à 64 ans, voire 65 ans (2026, selon BFMTV, extrait relayé par Dailymotion).
- Se déclare en désaccord avec Marine Le Pen sur ce point (2026, selon le site iSoloir2027).
Marine Tondelier
Les Écologistes veulent revenir sur les 64 ans et viser 60 ans pour les carrières longues et pénibles.
- Abroger le passage à 64 ans et revenir à un âge minimum de 62 ans.
- Viser 60 ans pour les carrières longues ou pénibles.
- Accorder des trimestres supplémentaires au titre de la pénibilité.
- Réunir une conférence travail-retraites pour équilibrer le régime d'ici 2050.
Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-Aignan n'a pas fixé d'âge légal et propose des mesures ciblées sur les pensions.
- Doter chaque nouveau-né d'un livret d'épargne-retraite de 10 000 euros.
- S'opposer à toute baisse des pensions de réversion.
- Rétablir l'exonération fiscale des majorations de pension des parents de trois enfants.
- Assouplir la validation des trimestres des conjointes d'artisans, commerçants et agriculteurs.
Fabien Roussel
Fabien Roussel défend la retraite à 60 ans et des pensions au moins égales au SMIC.
- Aucune pension inférieure au SMIC (août 2026).
- Rétablir la retraite à 60 ans à taux plein (programme 2022).
- Augmenter les salaires, minima sociaux et pensions (programme 2022).
Dominique de Villepin
Dominique de Villepin n'avance pas d'âge légal et propose une méthode : négociation puis référendum.
- Conférence sociale, convention citoyenne puis référendum sous dix-huit mois si nécessaire.
- Étudier un système de retraite par points pour sortir du blocage.
- Créer une épargne retraite obligatoire dans le fonds souverain, à 5 % d'intérêts garantis par l'État.
- Traiter la pénibilité et les carrières discontinues comme points d'appui d'une renégociation.
Nathalie Arthaud
Nathalie Arthaud dénonce le recul de l'âge de départ sans fixer d'âge cible.
- Augmenter massivement les pensions.
- Indexer les pensions sur la hausse réelle des prix.
- Pas d'âge de départ chiffré dans ses propositions publiées.
Karim Bouamrane
Karim Bouamrane veut distinguer selon la pénibilité : départs plus tôt pour les uns, jusqu'à 69 ans pour d'autres.
- Tenir compte de l'allongement de l'espérance de vie pour pérenniser le système.
- Permettre aux ouvriers, agriculteurs et salariés exposés de partir beaucoup plus tôt.
- Laisser d'autres actifs travailler jusqu'à 67, 68 ou 69 ans.
- Ouvrir un débat national sur le financement de l'État providence.
François Hollande
Il propose un âge légal autour de 63 ans en 2028, sans retour à 62 ans.
- Fixer l'âge légal autour de 63 ans au 1er janvier 2028.
- Ajuster ensuite la durée de cotisation à l'espérance de vie, sous pilotage des partenaires sociaux.
- Limiter à 1 % pendant cinq ans l'indexation des pensions.
- Ajouter une part de capitalisation contrôlée par les partenaires sociaux.
Natacha Polony
Pas de position détaillée publiée à ce stade.
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