Dette et finances publiques : les propositions des candidats à la présidentielle 2027
Le déficit public est prévu à 5,4 % du PIB en 2026 et la dette dépasse 119 % du PIB. La taxe Zucman, impôt plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros, a été rejetée par l'Assemblée le 31 octobre 2025.
Marine Le Pen
Marine Le Pen présente un contre-budget de 140 milliards d'euros d'économies assorti de baisses d'impôts (octobre 2026).
- 140 milliards d'euros d'économies d'ici 2032, dette ramenée à 112 % du PIB.
- Règle d'or constitutionnelle adoptée par référendum dans l'année suivant l'élection.
- Économies sur l'immigration, la contribution à l'UE et la quasi-totalité des agences.
- Remplacer l'IFI par un impôt sur la fortune financière, sans taxe Zucman (vote RN contre en 2025).
Jean-Luc Mélenchon
Le 28 octobre 2026, il a présenté son projet de pôle public bancaire et annoncé vouloir remplacer le directeur général de Bpifrance.
- Créer un pôle public bancaire et porter l'investissement public du pôle financier de 100 à 200 milliards d'euros par an (octobre 2026, selon l'AFP).
- Remplacer le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, en cas d'accession à l'Élysée (octobre 2026, selon Maddyness).
- Orienter l'épargne vers le pôle par des mécanismes non contraignants et rémunérateurs (octobre 2026, selon Maddyness).
- Nationalisation des banques non « à l'ordre du jour » (octobre 2026, selon l'AFP via Boursorama).
- Taxe Zucman : impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des milliardaires.
Édouard Philippe
Édouard Philippe mise sur la baisse des dépenses, sans impôt nouveau, encadrée par une règle d'or.
- Remplacer un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, soit environ 250 000 postes en moins.
- Baisser de 50 milliards d'euros les impôts de production, compensés par moins d'aides aux entreprises.
- Règle d'or constitutionnelle et aucun nouvel impôt sur le quinquennat.
- Opposé à la taxe Zucman, rejetée par son groupe en 2025.
Raphaël Glucksmann
Place publique associe désendettement et effort fiscal ciblé sur les très hauts patrimoines.
- Impôt plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros.
- Taxer les héritages au-delà de 2 millions d'euros pour financer une baisse de la CSG.
- Taxation automatique des superprofits des multinationales.
- Trajectoire « crédible » de désendettement (programme de mars 2026).
David Lisnard
Le 29 octobre 2026, il a jugé vital de redresser les comptes publics en visant d'abord les dépenses de fonctionnement de l'État.
- Juge vital de redresser les comptes publics et cible d'abord les dépenses de fonctionnement de l'État et la bureaucratie (octobre 2026, selon ICI Drôme Ardèche).
- Dénonce des prélèvements de l'État sur les collectivités, les ménages et les entreprises (octobre 2026, selon ICI Drôme Ardèche).
- 200 milliards d'euros d'économies d'ici 2032, dont 80 milliards la première année.
- Ramener la dépense publique sous 50 % du PIB en dix ans.
- Opposé à toute hausse d'impôt sur les très grandes fortunes, dont la taxe Zucman.
Bruno Retailleau
Dans un entretien à Var-Matin publié le 1er novembre 2026, Bruno Retailleau attaque le programme économique de Marine Le Pen.
- Accuse le programme économique de Marine Le Pen de conduire la France à la ruine (1er novembre 2026, selon Entrevue, citant Var-Matin).
- 197 milliards d'euros d'économies cumulées, déficit ramené à 2,2 % du PIB en 2032.
- Ne pas remplacer 400 000 fonctionnaires partant à la retraite d'ici 2032.
- Supprimer des agences et opérateurs de l'État, règle d'or soumise à référendum.
- Rendre 51 milliards d'euros aux ménages et entreprises, opposé à la taxe Zucman.
Gabriel Attal
Gabriel Attal propose un plan d'économies et une règle d'or visant l'équilibre budgétaire.
- 150 milliards d'euros d'économies sur le quinquennat, frein d'urgence de 20 milliards dès mai 2027.
- Règle d'or constitutionnelle : déficit sous 3 % avant 2032, équilibre d'ici 2037.
- « Année blanche » sur les prestations sociales en 2028, petites retraites épargnées.
- Impôts de production sous 3 % de la valeur ajoutée, sans taxe Zucman (vote contre en 2025).
Éric Zemmour
Éric Zemmour défend des baisses d'impôts et de charges, dont le détail date du programme 2022.
- Baisser de 30 milliards d'euros les impôts de production (programme 2022).
- Baisser la CSG sur les revenus d'activité de 9,2 % à 2,5 % (programme 2022).
- Supprimer les aides sociales non contributives aux étrangers extra-européens (programme 2022).
- Opposé au rétablissement de l'ISF et à la taxe Zucman.
Marine Tondelier
Le programme écologiste alourdit la fiscalité des hauts patrimoines et veut assouplir les règles de déficit pour l'investissement.
- Taxe Zucman de 2 % au-delà de 100 millions d'euros et rétablissement de l'ISF.
- Taux d'impôt sur le revenu à 60 % au-delà de 250 000 euros.
- Exclure les investissements écologiques du calcul du déficit.
- « Pacte fiscal vert » 2027-2032 et fiscalité plus progressive des successions.
Fabien Roussel
Fabien Roussel veut rétablir l'ISF et financer un vaste plan d'investissement public.
- Rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (septembre 2026).
- Taxer les plus gros héritages, exonérer ceux inférieurs à 200 000 euros.
- Prison ou déchéance des droits civiques pour les fraudeurs fiscaux.
- Plan climat de 500 milliards d'euros sur cinq ans via les banques publiques.
Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-Aignan vise environ 130 milliards d'euros d'économies et des baisses de TVA ciblées.
- Environ 130 milliards d'euros d'économies et déficit sous 3 % d'ici 2032.
- TVA à 0 % sur les produits de première nécessité (octobre 2026).
- Supprimer la TVA appliquée à la taxe sur les carburants (TICPE).
- Réévaluer et indexer sur l'inflation l'abattement successoral en ligne directe.
Dominique de Villepin
Dominique de Villepin vise un déficit sous 3 % en 2031, financé surtout par la fin des niches fiscales.
- Ramener le déficit sous 3 % du PIB en 2031 via un budget pluriannuel contraignant.
- Supprimer par paliers les 400 niches fiscales et sociales, environ 175 milliards d'euros par an.
- Exiger une majorité des trois cinquièmes pour créer un impôt ou une niche.
- Inscrire l'équilibre des comptes sociaux sur cinq ans dans la Constitution ou une loi organique.
Nathalie Arthaud
Lutte ouvrière dénonce une dette creusée par les aides au patronat et vise l'expropriation des grands capitaux.
- Abolir l'héritage des grandes entreprises et des grands capitaux (août 2026).
- Confisquer les bénéfices des « profiteurs de guerre ».
- Lever le secret des affaires et rendre transparents les circuits financiers des grands groupes.
- Exproprier sans indemnité les actionnaires, en commençant par le pétrole et l'armement.
Karim Bouamrane
Karim Bouamrane ne fixe pas d'objectif chiffré de déficit ; il mise sur la simplification et la taxation des plus riches.
- Supprimer les doublons administratifs et les superpositions inutiles.
- Simplifier l'action publique et alléger les normes.
- Soutenait en 2025 la taxe Zucman de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros.
François Hollande
Il plaide pour un budget négocié et met à contribution les pensions et les gros patrimoines.
- Négocier le budget plutôt que censurer mécaniquement le gouvernement.
- Limiter à 1 % pendant cinq ans l'indexation des pensions.
- Taxer les gros héritages et les patrimoines supérieurs à 10 millions d'euros brut.
- Ne pas reconduire le Service national volontaire, jugé coûteux.
Natacha Polony
Elle compte sur la réindustrialisation et la réforme de l'État pour redresser les comptes.
- Réindustrialiser pour augmenter les recettes de l'État.
- Réformer l'État, dont l'administration territoriale.
- Pousser la BCE à cesser de relever ses taux.
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